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JOGLEEN JOTNA : LES RAISONS D'UN COMBAT


AUDIT DU COSEC PAR L’IGE : Gaspillages et laxisme au menu (SUITE)
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Vu que la plupart des dons ne rentrent pas dans l’objet social de l’entreprise, l’Ige a demandé au Cosec «de se conformer à l’orthodoxie. Les membres du Conseil d’administration doivent mettre en place des garde-fous, en ciblant les secteurs devant être subventionnés et en fixant les montants à ne pas dépasser. De même, les membres du Conseil d’administration, qui sont en situation de conflit d’intérêts, doivent rembourser les subventions reçues». L’Ige cible, dans ce cas de figure, M. Ahmet Fall et Djim Momar Kébé. L’Ige a constaté qu’un dépassement budgétaire est noté depuis 2004. Ce qui est le fruit de l’absence d’un contrôle interne de rigueur. Et pour les camarades de Mme Nafi Ngom Keïta, «cela dénote d’une mauvaise gestion et un manque de souci d’économie. Ce qui conclut à une véritable faute de gestion. Le directeur général s’est, en conséquence, livré, dans l’exercice de ses fonctions, à des faits caractérisés créant un état de gaspillage ou des dépenses en épuisement de crédits. De tels faits sont punis par la loi organique N° 99-70 du 17 février 1999 sur la Cour des comptes».

Personnel pléthorique au niveau de la Direction générale

La Direction générale compte dix-neuf agents, dont cinq cadre, six agents de maîtrise et douze employés. Parmi les employés, on compte six chauffeurs, deux coursiers et deux agents responsables du courrier. La présence de tout ce personnel au niveau de la Direction générale ne se justifie pas, pour plusieurs raisons. Le personnel d’appui (chauffeurs, coursiers et agents responsables du courrier) relève, en général, de la Direction administrative et financière ou de la Direction des affaires juridiques et des ressources humaines ; les fonctions occupées par les conseillers techniques (études et suivi des projets et programmes, finances, affaires juridiques) sont exercées par des structures opérationnelles capables de conseiller le Directeur général dans ces domaines. Il faut redéployer une partie du personnel de la Direction générale au niveau des unités opérationnelles ou autres directions, pauvres en personnel.

Répartition des effectifs

Si l’on se réfère à la répartition du personnel, on se rend compte que la Direction générale utilise 20 agents, alors que deux autres directions (la Direction financière et la Direction du contrôle et du suivi des investissements) ne comptent que 5 agents chacun. Cela pose, d’ailleurs, la pertinence d’ériger ces entités en direction alors que leurs effectifs ne le commandent pas. En ce qui concerne la Direction générale, comparativement en 2004, avec un personnel de 10 agents, aujourd’hui, elle est passée à 20 agents. Cela semble s’expliquer dans la mesure où la cellule des conseillers techniques est bien fournie et qu’elle comprend le personnel d’appui : chauffeurs et coursiers utilisés par les autres services.

Le Directeur général couvert par le Conseil d’administration

Conformément aux dispositions de l’article 15 du décret N° 2007-809 du 18 juin 2007, fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Ige, le rapport a été transmis au directeur général du Cosec, de même qu’au Conseil d’administration pour apporter des réponses. Ou pour donner leur version des faits. La réponse du Dg est parvenu aux vérificateurs. Par contre, jusqu’ à la date du 1er septembre 2009, la réponse du Conseil d’administration n’est pas parvenue aux vérificateurs qui ont tiré la conclusion de leur rapport en application de l’article 15 du décret N° 2007-809 du 18 juin 2009. M. Amadou Kane Diallo a longuement répondu sur toutes les questions soulevées par les vérificateurs. Par exemple, sur son salaire, sur les dépassements budgétaires et mêmes sur les dons, cadeaux et subventions, le Directeur général du Cosec semble avoir une bonne couverture. Il n’a jamais pris une décision tout seul. Sur le contrat qu’il a signé avec le Cosec à propos de son salaire, c’est le Conseil d’administration qui l’a autorisé. Et sur les autres dépenses, comme les subventions, dons et autres, c’est toujours le Conseil d’administration qui les endosse. Mais sur les dépassements, le directeur général a expliqué les efforts déployés pour éviter de tels dérapages. Mais là encore, à en croire ses explications, c’est le Conseil d’administration qui a autorisé ces dépassements.
                                                      
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  Auteur: Latir Mané et Mamoudou Wane, L'OBSERVATEUR